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Enseignement Français à l’étranger et Francophonie

Un principe, quelques points clés, et des objectifs…


Un principe :

« Outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l’école de faire partager aux élèves les valeurs de la République »
(Article L111–1 du code de l’éducation)

Ceci est bien évidemment vrai à l’étranger mais s’y ajoutent un enjeu de rayonnement culturel, et un intérêt économique : rayonnement culturel parce que deux tiers des élèves de nos établissements français à l’étranger sont de nationalité tiers, rayonnement économique car nos communautés, pour pouvoir s’implanter à l’étranger, et y développer leurs entreprises, ont besoin d’un environnement favorable, la présence d’un enseignement français de qualité en est un des critères.


Quelques points clés :

Sans négliger un contexte de plus en plus concurrentiel gardons les spécificités d’un enseignement à la française.

Alors que se développent de plus en plus de partenariats entre l’AEFE et des établissements ou groupes privés, nous devons veiller, au-delà de la continuité pédagogique, de la qualité de l’enseignement, à ce que l’instruction civique, la transmission des valeurs républicaines ne soient pas négligés, à ce que la Charte de la Laïcité soit respectée et appliquée.

N’oublions pas que c’est à l’école que s’enseigne la République et ses enjeux, que se transmettent les valeurs de solidarité de fraternité et de respect, que se crée, même à l’étranger la cohésion sociale.

Par le brassage culturel et social qu’ils permettent, les établissements d’enseignement français à l’étranger sont de formidable creusets pour inculquer, partager et faire rayonner ces valeurs de la République


Objectifs :

Défendre la place du français dans le monde par l’ambition éducative et les francophonies. Loin des promesses inconsidérées qui fragilisent notre réseau éducatif et face au peu de soutien pour notre réseau culturel :
 Accompagnons nos établissements scolaires et les familles en garantissant le rôle de l’AEFE.


Une meilleure coordination

Un contexte de plus en plus concurrentiel qui appelle une meilleure coordination entre les différents partenaires de l’Enseignement Français à l’étranger

 Assurer un meilleur suivi de la concurrence, une meilleure analyse de l’attractivité des établissements étrangers et notamment anglophones par les postes diplomatiques, pour en faire une synthèse pertinente aidant la prise de décision ;

 Développer une coordination Enseignement Français à l’étranger local/ régional/ en mettant en place de véritables « Conseils consulaires de l’enseignement », qui permettront un développement mieux adapté aux contextes régionaux, avec tous les partenaires liés l’EFE

 Assurer une meilleure articulation avec les offres complémentaires d’enseignement.


Mise en œuvre de plans locaux de développement

 Le Ministre de l’Enseignement a promis la mise en œuvre, sous l’autorité dès l’Ambassadeurs, de plans locaux de développement définissant les axes d’une stratégie adaptée au contexte local.

 Les postes diplomatiques mèneront à cette fin une analyse de l’offre et de la demande éducative et veilleront à ce que le développement des établissements soit régulé et harmonieux tout en préservant la qualité des enseignements.

 Veillons à ce que les associations de parents d’élèves, les Conseillers des Français de l’Etranger soient associés à la réalisation de ‘’ces plans locaux de développement ‘’ pour nous assurer que l’implantation, ou l’homologation des établissements partenaires correspondent à une véritable demande, répondant à un déficit de l’offre, et non pas à une logique strictement commerciale.


Des moyens financiers adaptés

Un contexte de plus en plus concurrentiel qui appelle un soutien financier de la part de l’Etat et une amélioration des dispositifs de soutien existants.

 Mettons fin, pour le maintien d’un service public de qualité à la sous-dotation chronique de l’AEFE qui a besoin de retrouver une dynamique budgétaire plus favorable.

 Soutenons les établissements qui subissent la crise financière afin d’éviter les hausses des frais de scolarité et la fuite des familles vers des systèmes éducatifs plus attractifs financièrement.

 Soutenons financièrement et de façon pérenne le réseau FLAM Monde, acteur majeur de l’Enseignement Français à l’étranger et qui scolarise plus d’élèves que le réseau AEFE. Poursuivre l’attribution de subventions et les octroyer par site et non par association, que l’enveloppe FLAM soit abondée pour permettre à ces associations de se doter des moyens adéquats à la réorganisation de leurs activités et faire face à la crise sanitaire et économique ; que la subvention puisse être accordée aux petites structures au-delà de cinq années de fonctionnement.


Des moyens humains

Un contexte de plus en plus concurrentiel qui appelle une formation plus soutenue des équipes éducatives qui œuvrent pour le développement de l’Enseignement Français à l’étranger.

Le doublement des effectifs d’élèves ne pourra pas se faire sans une augmentation proportionnelle du nombre d’enseignants ; faute d’enseignants titulaires (difficulté de détachements, plafond d’emploi), le recours à des recrutés locaux sera amplifié.

 Garantissons la formation initiale des recrutés locaux Leur formation initiale
 Assurons-nous de leur statut (rémunération mais aussi couverture sociale).


Des moyens technologiques et de compétences à la hauteur des nouveaux enjeux mondiaux

 Tirons les leçons de la pandémie et dotons nos établissements de véritables moyens de télé-enseignement
Formons nos enseignants aux techniques du télé-enseignement

 “Notre audiovisuel public doit être fort car notre voix est porteuse de valeurs.”

 Développons la dématérialisation pour la pré-saisie des informations par les demandeurs de bourse scolaire, ce qui permettra de concentrer le travail des agents sur des missions de contrôle, qui sont essentielles


Frais de scolarité, Bourses scolaires :


Frais de Scolarité et pandémie :

En cette période de pandémie soyons aux cotes des familles et des associations de parents d’élèves pour veiller a la bonne mise en œuvre des mesures exceptionnelles, accompagnons les dans leurs démarches quand elles sont justifiées. Soyons également des forces de proposition pour des mesures spécifiques adaptées aux situations locales.


Bourses Scolaires :

Revenons à une approche sociale un peu ‘’oubliée’’ ces derniers temps au profit d’une approche plus administrative et comptable.

‘’Nous constatons depuis quelques années que l’étude des dossiers de demande de bourses scolaire est lentement passée d’une logique sociale à une logique administrative et comptable… La « réalité » de la famille finit par être moins prise en compte que la conformité administrative de sa demande.’’

C’est en ces termes que nous dénoncions cette ‘’dérive administrative’’ dans une note de de réflexions sur le dispositif d’aide à la scolarité (ici) partagée avec l’ensemble des conseillers consulaire, les parlementaires et l’AEFE.

Des avancées ont eu lieu avec une meilleure prise en compte du reste à charge, plus de latitude pour prendre en compte le patrimoine immobilier des lors qu’il constitue un ‘’investissement retraite’’…

Mais nous devons rester vigilants, obtenir une meilleure prise en compte, par l’AEFE et la Commission Nationale des décisions du Conseil Consulaire adoptées après un vote contraire à l’avis du Poste. Veiller a ce que ne s’instaure pas, des lors que le Président du CCB n’est plus le Chef de Poste un ‘’circuit parallèle’’ de décision…

Obtenons, pour nos représentants à la Commission Nationale une plus large possibilité de défendre les dossiers que nous leur recommandons…

C’est ainsi, tout en étant vigilant sur l’emploi d’argent public, que nous replacerons le dispositif des Bourses Scolaires dans le cadre social qui est le sien et dont il n’aurait pas du s’écarter.


Revoyons et assouplissons le principe du plafonnement du montant des bourses scolaires dans les établissements partenaires.

Le développement de l’offre d’enseignement français à l’étranger passe aujourd’hui par des partenariats.

Ces établissements partenaires complètent, ou en tout cas devraient compléter l’offre AEFE (Etablissements en Gestion Directe –EGD ) -sinon où est l’intérêt ? - sans pour autant nécessiter d’investissement de sa part.

Ne bénéficiant pas d’une aide de l’État leurs frais de scolarité sont le plus souvent plus élevés que ceux des établissements EGD dont ils complètent l’offre.

Mais pour ces établissements, dans le souci d’éviter les abus, le montant des bourses scolaires est plafonné au montant des frais de scolarité du ou des établissements EGD de la zone .

Si nous comprenons l’esprit de cette mesure, celle est à la fois injuste et pénalisante :
 Injuste pour des familles qui parfois n’ont pas eu le choix, n’ayant pas pu inscrire faute de place leurs enfants dans l’établissement EGD, ou en raison de conditions d’éloignement.

 Pénalisante pour l’établissement partenaire qui, alors qu’il apporte à moindre coût un complément d’offre au réseau d’enseignement français, ne peut ‘’offrir’’ aux familles boursières une couverture à 100% de leurs frais de scolarité.

Recherchons une solution qui pourrait passer par une allocation directe aux établissements concernés et, en tenant compte du contexte local, éloignement, manque de place dans l’établissement EGD, règlementons mieux l’octroi de dérogation de déplafonnement, en en inscrivant les règles dans les ‘’Instructions spécifiques des bourses scolaires’’


Accès aux universités

Améliorons et simplifions ‘’Parcours Sup’’ pour favoriser les inscriptions dans l’enseignement supérieur français d’élèves français titulaire d’un diplôme de fin d’études secondaires de leur pays de résidence.

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